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"  Les puissants signes dont la terre craint la tension, Tremblante parce qu'elle ne peut pas comprendre Et qui doivent rester voilés en des formes étranges et sublimes, Étaient ici le premier alphabet d'un mental infini Traduisant le langage de la félicité éternelle   "
                                                                                          Sri Aurobindo (Savitri, Livre XI, Chant 1)
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Revue de Presse

« HATHOR »
Ce disque vient s’inscrire dans la lignée de Pierre Henry et Spooky Tooth. La musique reste planante au sens allemand du terme. Avec l’emploi intense des synthétiseurs, de percussions et de textes mystiques importants, l’ensemble ne va pas sans rappeler la démarche de
« Tangerine Dream »
ou « Amon Duul ». Dernière précision : le disque est très dur à trouver ! La solution de rechange, écumez les puces nuit et jour, Samedi, Dimanche, qu’il vente ou qu’il neige »
« La Tribune de Genève »

« On ne peut plus parler d’un spectacle de Carolyn Carlson sans penser aussi à Igor Wakhévitch pour la musique »
Anne Surger
« Le Quotidien de Paris »

« La musique d’Igor Wakhévitch est une véritable architecture qui apporte son soutainement à l’édifice »
Jean-Claude Diénis
Les Saisons de la Danse


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« Ne t’imagines point que quand tu te seras débarrassé de la pauvreté matérielle, les hommes seront toujours heureux ou satisfaits, ni que la société sera débarrassée de ses maux, de ses troubles et ses problèmes. C’est seulement une première nécessité, et la plus basse. Tant que l’âme au-dedans reste imparfaitement organisée, il y aura toujours, au-dehors, de l’agitation, du désordre et des révolutions »

Sri Aurobindo
(Pensées et Aphorismes)


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« ARDHANARISVARA »
« ARDHANARISVARA » ... dedicated to Shiva Prabhakar

ATMASWARA (1 : 53)
THE MYSTERY OF THE WORLD’S ORDEALS (6 : 25)
THE MYSTERY OF THE NAKED GOD’S JOYFUL DANCE UNDER A SUPRAPHYSICAL RAIN SHOWER (6 : 28)
THE MYSTERY OF THE FOREST SPIRITS APPARITION (5 : 58)
THE MYSTERY OF THE PRIMEVAL BULL’S MATING CALL IN THE CAVE OF OCCULT TRANCE-MUTATION (4 :31)
THE MYSTERY OF THE GREAT MAGICAL INVOCATION OF LORD ARDHANARISWARA (8 : 14)
THE MYSTERY OF THE RETURN TO THE LOVER’S BREAST AS AN ETERNAL GOLDEN RING (8 :10)
THE MYSTERY OF THE PROMISE MADE TO THE WORLD AS A HOLY ARK’S GLORY (2 : 34)
ATMASWARA, THE LOVER AS THE INDIVISIBLE ONE (6 : 35)

Avec son nouvel album, « Ardhanarisvara », un retour tout en mystère auréolé du pouvoirs occulte et de la spiritualité régnant dans les saints des saints (sancto sanctorum) des temples de l’Inde, tout spécialement dans le grand temple de Sundareshvara-Parvati (Mînâkshî Temple) de Madurai. Le moment inoubliable où Igor (bien que non-hindou) fut introduit par un prêtre-brahmine dans le sanctuaire intérieur du dieu Shiva, Lord Sundhareshvarar, où il lui fut permis d’assister à une pooja (rituel, cérémonie) consacré au dieu. Après cette première cérémonie, le prêtre, prenant Igor par la main, le conduisit au sanctuaire de Meenakshi (Parvati « Adi Parashakti »), la déesse aux yeux de poissons, déesse de la Lune, l’épouse du dieu Sundareshvarar, le Dieu Soleil. Dans les profondeurs obscures des pierres suintantes d’huile et de cire, de beurre clarifié (ghi) et d’onguents, au milieu des volutes d’encens, aux sons des cloches et des mantras psalmodiés par les prêtres, soudainement trompes et tambours retentissent : s’ouvrent alors les portes d’un autre sanctuaire, plus secret encore : tout de noir vêtu, longs cheveux noirs luisants coiffés en chignon, une longue canne d’argent à la main, un prêtre jaillit promptement, prenant en charge la procession des deux divinités Sundareshvara-Parvati ne formant qu’une seule et même entité : cachées aux regards, trônant sous les tentures de leur char respectif, richement habillées de toutes sortes de soies et d’étoffes aux couleurs significatives, les idoles des dieux se rendent au coucher du soleil dans le lieu sacré - la chambre nuptiale du cœur intérieur - où elles vont se rencontrer pour passer la nuit ensemble.

« Ardhanarisvara » est le nom donné au double aspect - deux en un - du dieu Shîva, représenté avec un sein de femme du côté gauche du corps et un sein d’homme du côté droit. Après de longues années de silence (sauf en Inde où il était resté actif sur le plan musical, composant pour nombre de spectacles), Igor Wakhévitch nous revient avec de nouveaux albums en perspective, certains déjà même enregistrés, annonçant son retour progressif sur la scène musicale. « Ardhanarisvara » semble jaillir du sein même du grand temple de Madurai, comme transposé dans l’univers intime et propre sanctuaire intérieur du compositeur : on ne sait rien des conditions de cet enregistrement, si ce n’est qu’il s’agit - des plus érotiques - d’un hymne d’amour au dieu Shiva lui-même : danse d’amour et de mort, union se réalisant en des sphères où le charnel de l’amour soit-disant sexuel se mue en pur ether et en un profond mystère, union du dieu avec ses innombrables adorateurs : son étreinte avec un être humain, homme-femme qui tout du long de son parcours initiatique franchira les étapes successives le conduisant à l’union charnelle avec le dieu, ceci à travers le son (Vak), musique et sons faisant office d’ « aimant » (aimantation), préparation des lieux et de l’atmosphère ambiante : forêt, montagne, bord de mer, cirques, canyons, fleuves, tout lieu naturel non pollué (haut-lieu) où s’exprime sans entrave la puissance divine, lien entre le ciel et la terre, telle une colonne de force ; dans l’arène de l’amour et de la mort, dans le cosmique, l’évocation du dieu lui-même, en personne : pouvoirs du son en main, les esprits de conciliation de l’univers permettront la « rencontre » grâce à des opérations occultes de haute-magie : la « descente » du dieu. Le dieu Shîva (sous son aspect d’Ardhanarishwara) consentira uniquement à faire sentir sa présence aux sens subtils, ceci dans un corps « astral-vital » densifié sur le plan du physique subtil : perceptible tel choc d’énergie, courant d’air puissant et fugitif, tout le long d’une extraordinaire cérémonie rituelle que nous propose l’un des grands moments de ce nouvel album : l’union du dieu Shîva avec une colonne de lumière dressée devant lui et pour lui. Les deux amants - plongés dans la profonde extase d’un orgasme sans fin - finiront par se fondre très lentement (tout en restant tout à fait « éveillés » sur un plan supraconscient) dans de l’électricité pure, pur silence, dernière trace, sillage du dieu, sa couche, son lit d’Infinitude, surplombant l’Inconnu et l’Inconnaissable. Rêve … ou réalité ?

Sideris Music records MA-1407(à paraître, fin 2014)



Information : les albums d’Igor Wakhévitch proposés à la vente sur cette page pourront être commandés à partir de Mai-Juin 2015 via le processus de paiement Paypal